Urban, peux-tu te présenter brièvement ? Ton parcours, qui t’a mené de l’histoire à la gestion de projets informatiques, est plutôt atypique ?
J’ai commencé ma carrière par un apprentissage technique. Souhaitant élargir mes horizons, j’ai ensuite obtenu ma maturité par la deuxième voie de formation avant d’étudier l’histoire et la philosophie. À l’époque, je n’avais pas encore d’objectif professionnel précis. Ces études m’ont toutefois appris à analyser des problématiques complexes et à développer une réflexion structurée. Par la suite, j’ai pu mettre ces compétences à profit dans différents domaines, du controlling à la stratégie d’entreprise, puis à la direction de grands projets. Plus tard, j’ai complété mon parcours par un MBA / eMBA afin d’acquérir de solides bases en économie et en management.
Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre Justitia 4.0 et à renoncer à ton activité indépendante ?
J’avais envie de retrouver le travail en équipe. Lorsqu’on intervient comme chef de projet externe, on accompagne un projet pendant une période donnée avant de passer à un nouveau mandat. C’est stimulant, mais j’apprécie aussi la possibilité de m’investir sur le long terme dans une thématique complexe. Chez Justitia 4.0, ce qui m’a particulièrement attiré, c’est la perspective de contribuer non seulement au projet lui-même, mais aussi à la mise en place de son organisation d’exploitation.
Qu’est-ce qui t’a particulièrement séduit dans le rôle de chef de projet ADJ ?
L’univers judiciaire m’intéresse beaucoup. Je suis également convaincu par les atouts du fédéralisme suisse. Notre organisation décentralisée est une véritable richesse et constitue, à mes yeux, une force. L’ADJ doit pouvoir répondre à des réalités organisationnelles très diverses selon les autorités concernées. Relever ce défi est particulièrement motivant.
Tu viens de rejoindre l’équipe. Quelles sont tes premières impressions ?
J’ai découvert une équipe composée de personnes très engagées et passionnantes. Comme je m’y attendais, j’évolue dans un environnement complexe, avec de nombreux acteurs impliqués. Cela demande de bien définir les priorités et de concentrer ses efforts là où ils apportent le plus de valeur.
Selon toi, qu’est-ce qui fait la réussite d’un projet complexe ?
L’essentiel est que toutes les personnes impliquées avancent dans la même direction et partagent une compréhension commune des objectifs. Les projets échouent rarement pour des raisons purement techniques. Les difficultés apparaissent plutôt lorsque les attentes ne correspondent plus à ce qui est réellement réalisable. Une communication transparente et des objectifs clairement définis sont donc indispensables.
Qu’est-ce qui te motive au quotidien dans ton travail ?
J’apprécie l’alternance entre les échanges avec les équipes, les discussions de fond et le travail conceptuel. Ce qui me motive particulièrement, c’est de constater les progrès réalisés : voir un projet avancer, une équipe gagner en maturité ou des processus se mettre naturellement en place.
Dans quelques années, sur quoi aimerais-tu pouvoir porter un regard particulièrement fier ?
J’aimerais pouvoir dire que nous avons réussi à introduire durablement l’ADJ au sein des autorités et à en faire un outil pleinement intégré dans leur quotidien.
Comment recharges-tu tes batteries après une journée de travail ?
Je nage régulièrement. Après quelques longueurs à la piscine, idéalement en plein air, je me sens immédiatement reboosté. C’est un peu comme si j’appuyais sur le bouton «réinitialiser».