Le nouvel équipement réunit différents dispositifs permettant de travailler de manière largement numérique, sans rupture de média. Des microphones de plafond ou à col de cygne ainsi que des caméras vidéo assurent l'enregistrement des interrogatoires et des audiences.
Dans la salle d'audience, un écran central permet de présenter les pièces et autres éléments du dossier à l'ensemble des personnes présentes. La juge, les parties, les greffiers ainsi que les personnes interrogées disposent par ailleurs de leurs propres écrans. L’ensemble des équipements est piloté à l’aide d’interfaces de commande conçues pour une utilisation intuitive.
Le nouveau dispositif permet également de retransmettre une audience en direct dans une autre salle, par exemple lorsque l’intérêt médiatique est important ou lorsqu’une séparation physique entre certaines parties est nécessaire.
Pour les trois personnes interrogées, les avantages sont multiples. Le procès-verbal ne devant plus être rédigé intégralement en temps réel, les interruptions pendant les auditions sont moins nombreuses. Les personnes interrogées peuvent ainsi s’exprimer de manière plus spontanée et continue, ce qui favorise un échange plus naturel et contribue à la qualité des déclarations.
La lecture du procès-verbal à la fin d’un interrogatoire, particulièrement chronophage, ainsi que son éventuelle retraduction deviennent également en grande partie superflues.
L’enregistrement vidéo apporte une dimension supplémentaire : au-delà des propos tenus, il permet de conserver les expressions du visage et certains éléments du comportement de la personne interrogée, qui peuvent contribuer à une appréciation plus complète de l’audition. Selon les personnes rencontrées, la présence d’une caméra tend également à favoriser des échanges plus respectueux.
Autre avantage important : la technologie de retransmission permet, lorsque la situation l’exige, de garantir facilement et de manière sûre la séparation physique entre la victime et la personne prévenue.
L’introduction de ces nouveaux équipements implique naturellement une phase d’adaptation. Les professionnels comme les personnes interrogées doivent notamment s’habituer au fait que les auditions et les audiences peuvent désormais être enregistrées à la fois en son et en image.
Des formations et des guides d’utilisation ont permis aux équipes de se familiariser rapidement avec le nouveau dispositif. L’utilisation intuitive des équipements facilite également leur prise en main. Une condition reste toutefois essentielle : pouvoir compter sur une infrastructure technique fiable et stable.
Cette modernisation apporte ainsi des améliorations concrètes dans le travail quotidien. Elle permet de réduire les ruptures de média, de fluidifier le déroulement des procédures et de rendre les auditions plus naturelles. Elle contribue également à une meilleure traçabilité des échanges.
La numérisation de la justice ne s’arrête pas à la gestion électronique des dossiers. Les salles d’audition et les salles d’audience doivent elles aussi être adaptées aux exigences du travail numérique. Dans le cadre du programme de numérisation lucernois...
Pourquoi le Pouvoir judiciaire genevois lance-t-il un projet pilote avec la plateforme justitia.swiss ? Quels avantages y a-t-il à se pencher dès maintenant sur l'utilisation de ces nouveaux outils de travail ? Les magistrates et les magistrats sont-ils...
Quelles missions incombent à un chef de projet qui accompagne la transition numérique de la justice au niveau cantonal ? Quels autres groupes de personnes doivent être impliqués concrètement dans le processus ? Et quel lien y'a-t-il entre le projet de...